Par Said Zaier ·

35% des entreprises françaises n'ont pas de site : ce que ça coûte vraiment

Selon le Baromètre France Num 2025, l'enquête annuelle de référence sur la transformation numérique des TPE et PME françaises, publiée en septembre 2025 par la Direction générale des Entreprises, 65% des TPE-PME possèdent un site internet présentant leur activité. Ce chiffre grimpe à 81% chez les PME au sens strict, mais reste stable par rapport aux années précédentes — le rythme de progression ralentit. Autrement dit, 35% des entreprises françaises de moins de 250 salariés n'ont toujours aucun site.

Le même baromètre pointe un autre chiffre révélateur : 37% des TPE-PME déclarent avoir des difficultés à trouver un prestataire numérique adapté à leurs besoins — une proportion en forte hausse, +15 points en un an seulement. Le problème n'est donc pas seulement l'absence de site, mais aussi la difficulté à trouver quelqu'un de fiable pour en créer un ou le remettre à niveau.

Ce que "pas de site" coûte réellement

Une entreprise sans site n'est pas invisible — elle existe sur les réseaux sociaux, dans le bouche-à-oreille, sur des annuaires. Mais chaque prospect qui cherche à vérifier son sérieux avant de contacter, comparer une offre à celle d'un concurrent, ou simplement confirmer qu'elle existe bien en dehors d'une page Facebook, se heurte à une absence. Ce prospect ne revient généralement pas signaler le problème — il passe simplement au résultat suivant.

Et un site qui existe mais qui a vieilli ?

Avoir un site ne suffit pas à résoudre le problème s'il date de plusieurs années, n'est pas consultable correctement sur mobile, ou donne l'impression d'être à l'abandon. Le baromètre ne mesure pas directement ce point, mais le signal est le même que pour l'absence de site : un visiteur qui doute de la fiabilité de ce qu'il voit ne cherche pas à comprendre pourquoi, il part.

Check-list : votre site vous fait-il perdre des clients ?

  • Le site s'affiche correctement sur un téléphone, sans zoomer ni faire défiler horizontalement.
  • Le nom de domaine commence par https:// (cadenas visible), pas juste http://.
  • La dernière actualité, le dernier projet ou la dernière mise à jour visible date de moins d'un an.
  • Le formulaire de contact envoie bien un message quand on le teste soi-même.
  • Les informations affichées (téléphone, adresse, horaires, tarifs) sont encore exactes aujourd'hui.
  • Le site s'affiche en moins de 3 secondes sur une connexion mobile standard.
  • Un visiteur qui ne connaît pas déjà l'entreprise comprend en 5 secondes ce qu'elle propose.

Deux réponses négatives ou plus suggèrent que le site coûte probablement plus de clients qu'il n'en apporte. La bonne nouvelle : contrairement à l'absence totale de site, corriger un site vieillissant est un chantier ciblé, pas forcément une refonte complète.

Source : Baromètre France Num 2025 — Direction générale des Entreprises

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